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Les monuments

L’Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul

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De la seconde moitié du XIIe siècle, elle est dédiée à Saint-Pierre seul, et ce n’est vraisemblablement qu’au début du XVIIIe siècle que fut adjoint au vocable Saint-Pierre, celui de Saint-Paul.

L’église a été classée monument historique le 23 Juillet 1921.

La Chapelle Saint-Germain

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HISTOIRE DE LA CHAPELLE SAINT GERMAIN

L’histoire de la chapelle Saint-Germain de Ribemont est intimement liée à celle du saint patron de la cité, saint Germain l’Ecossais.

Converti au christianisme par saint Germain, évêque d’Auxerre, son parrain, le jeune écossais endossa le sacerdoce et partit évangéliser les Gaules païennes. Il parcourut de nombreux pays dont l’Espagne et les Pays-Bas. L’histoire dit que devant les nombreux miracles que sa foi accomplissait les conversions se multiplièrent. Un vitrail de la chapelle, le Miracle de la Roue, rappelle l’épisode où saint Germain traverse la mer sur une roue. Il se retrouva un jour aux confins de la Normandie et de la Picardie, en un lieu qui se nomme aujourd’hui Saint-Germain-sur-Bresle. Sa renommée attisa la colère du tyran local Hubault qui le surprit et lui trancha la tête. Le lieu de son martyre devint un lieu de pèlerinage qui attira pendant plusieurs siècles de nombreux fidèles.

Vers la fin du IXe siècle, l’invasion des Normands obligea les moines qui gardaient les précieuses reliques du saint à fuir vers un asile plus sûr. D’après la légende, les moines se retrouvèrent le soir du 13 novembre 882 devant la chapelle Sainte-Anne (rebaptisée ensuite Saint-Germain) dont la porte s’ouvrit miraculeusement. Voulant repartir le lendemain, ils ne purent soulever la châsse contenant les ossements, tellement elle était devenue pesante(1). Devant ce phénomène, ils comprirent qu’ils étaient arrivés au terme de leur voyage. La population cria au miracle et saint Germain fut déclaré saint patron de la Ville. Par la suite, une confrérie en son honneur sera créée. Tous les ans avait lieu la « Grande Procession de saint Germain ». Au XXème siècle, on célébrait encore avec ferveur le culte du saint patron lors de « la Neuvaine de Saint Germain ». Durant une semaine entière la chapelle devenait le cœur des festivités. Une procession était alors organisée durant laquelle les reliques de saint Germain étaient transportées de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul à la chapelle. Tombée en désuétude dans les années 1960, il ne subsiste aujourd’hui que la fête Saint-Germain organisée le premier dimanche de mai et se déroulant sur la place face à la chapelle.

L’actuelle chapelle Saint-Germain de Ribemont, bâtisse du XVIIIe siècle abrite un mobilier remarquable. La clôture de chœur, les statues en pierre de sainte Barbe et de la Vierge à l’Enfant, les panneaux en bois de saint Nicolas et saint Marc comptent parmi cet ensemble. Ces cinq oeuvres des XVe et XVIe siècles font l’objet d’une reconnaissance officielle pour leur intérêt artistique et patrimonial par leur inscription ou leur classement aux Monuments Historiques.

La pièce maîtresse, la clôture de choeur

La clôture de chœur en bois ajourée est munie d’une porte à double vantaux. Œuvre mutilée, la clôture est de dimension assez grande : 5 mètres de longueur, 3 mètres de hauteur et 20 centimètres d’épaisseur. Elle a pour fonction de scinder l’espace afin d’isoler le chœur de la chapelle. Unique en Picardie, cette pièce, richement sculptée, présente toute une série d’images inspirées par l’Ancien et le Nouveau Testament réunies dans un programme iconographique réfléchi en lien direct avec la liturgie. L’étude stylistique soulignant la présence d’éléments style gothique flamboyant et Première Renaissance amène à dater cette clôture du premier quart XVIe siècle. D’après Charles Gomart, historien du XIXe siècle, « les boiseries en chêne sculptées […] proviennent de l’église Saint-Denis ». Aucune autre source ne permet d’appuyer ces propos. Lors de la vente des Biens Nationaux, après la Révolution, l’église Saint-Denis fut achetée puis démantelée. La clôture fut quant à elle donnée par M. Rabel-Devin à la chapelle Saint-Germain. Cette pièce mobilière liturgique est classée depuis 1911 aux Monuments Historiques.

Les statues

Sainte Barbe. La statuette de sainte Barbe, sculptée dans la pierre et datée du XVe siècle est classée objet historique depuis le 4 janvier 1915. D’origine inconnue et destinée à être fixée, elle comprend un revers plat, non sculpté. La sainte Barbe est reconnaissable à l’attribut qui la caractérise : une tour qu’elle porte dans la main droite. Protectrice contre la foudre, la sainte est entre autres la patronne des mineurs et des pompiers.

La Vierge à l’Enfant.Cette scène, image de tendresse et symbole du mystère de l’incarnation réunit la Vierge et l’enfant Jésus. De provenance inconnue, cette statue en pierre datée du XVIe siècle a été inscrite aux Monuments Historiques le 13 janvier 1975. Une couche grise cache malheureusement une polychromie plus ancienne.

Les panneaux sculptés

Les deux panneaux sculptés qui représentent deux saints s’apparentent à ceux entourant le maître-autel de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Ribemont. Comme ceux-ci, ils proviendraient de l’abbaye Saint-Nicolas-des-Près et auraient été transportés à Ribemont en 1767. Ces panneaux furent inscrits aux Monuments Historiques en même temps que la Vierge à l’Enfant, le 13 janvier 1975.

Saint Marc est reconnaissable à son attribut le lion. Le panneau de saint Nicolas représente la Résurrection des trois enfants. Le saint figuré en évêque bénit les trois enfants qui sortent du saloir.

Les vitraux

Les vitraux historiés mettent respectivement en scène les deux patrons de la chapelle :

sainte Anne qui apprend à Marie l’art de lire. Ce thème s’intitule l’Education de la Vierge.
L’épisode du Miracle de la roue : parvenu sur les bords de la Manche, Germain l’Ecossais ne trouve aucune embarcation pour lui permettre la traversée de la mer. D’après la légende, une roue apparaît sur les flots, il y prend place et se retrouve en quelques instants sur les côtes françaises.
Les deux autres vitraux en forme d’oculus font référence aux protecteurs de l’église paroissiale : représentation des clefs de saint Pierre et des attributs de saint Paul, l’épée et le livre.

La chapelle Saint-Germain constitue avec ses trésors la richesse de notre patrimoine local.

Toutefois, l’état de dégradation de la chapelle est aujourd’hui alarmant (infiltration d’eau, fissurations des murs, etc.) et les risques engendrés sont nuisibles à la pérennité de son mobilier. C’est pourquoi afin de sauvegarder l’ensemble, la commune de Ribemont entreprend le projet de rénovation du bâtiment. Pour concrétiser ce projet, la Ville de Ribemont en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, a lancé une souscription et en appelle à votre générosité.

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Emilie MARTIAL

A l’origine du projet de restauration de la chapelle.

Auteure de "La clôture de choeur de la chapelle Saint-Germain de Ribemont, début XVIe siècle".

Mémoire de Master 1 Histoire de l’art sous la direction de M. Jean-Paul Deremble, Lille 3, Villeneuve d’Ascq.

La Maison Natale de Condorcet

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La maison natale de Condorcet date de la fin du XVIIe siècle. Cette maison bourgeoise était la propriété de la famille Gaudry, dont la mère d’Antoine Nicolas de Caritat de Condorcet faisait partie. Aujourd’hui propriété de la commune de Ribemont, on y trouve la bibliothèque et un musée (géré par l’association Condorcet) à la mémoire de Condorcet et du passé historique de Ribemont.

La Statue de Condorcet

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La statue de Condorcet fut inaugurée le 27 avril 1947. Elle est située sur la place Tiéfaine face à l’Hotel de Ville. Elle est l’Oeuvre du Sculpteur DIOSI. Elle fut réalisée grace à plusieurs souscriptions lancées entre 1911 et 1947. Il fallut toute la volonté de Paul ROCHE, maire de Ribemont et d’André STREINGER, instituteur et conseiller général du canton à cette époque, pour qu’enfin Condorcet soit dignement honoré dans sa ville natale.

La Mairie de Ribemont

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L’Abbaye bénédictine de Saint-Nicolas des Prés sous Ribemont

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Fondée en 1083 par Anselme II, seigneur de Ribemont, l’abbaye Saint-Nicolas était un monastère de Bénédictins. A la fin du XIIe siècle, un moulin dit ’Le Hocqueret" avait été construit pour les besoins de la communauté.

Incendiée en 1570, pillée, ravagée, et détruite en partie durant les guerres de religion, l’abbaye fut reconstruite en 1663 et le prieur Jean Dupart s’employa à réaliser les réformes et à rétablir la règle bénédictine dans sa pureté.

Confisquée comme bien national, l’abbaye fut vendue à vil prix le 5 août 1791 à des agioteurs qui la revendirent par parties.

En 1804, l’abbaye fut revendue et transformée en château, et démolie en partie. La propriété passa dans les mains d’acquéreurs successifs.

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